Me pardonner, pardonner : Un voyage vers la libération intérieure

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Me pardonner, pardonner : Un voyage vers la libération intérieure

Me pardonner, pardonner

L’adversaire le plus redoutable n’est pas à l’extérieur de nous…

J’ai la chance d’avoir un certain nombre de clients qui me font confiance et qui vivent nos partenariats de coaching dans la transparence et l’authenticité. C’est une vraie chance, car ils ne sont pas obligés de le faire et, de toute évidence, je ne peux pas réellement exiger qu’ils soient authentiques et transparents. Ainsi, très souvent , ils me confient leur difficulté à se pardonner d’être vulnérables, d’avoir une blessure, d’avoir la sensation de ne pas être à la hauteur.

C’est un phénomène récurrent et transversal. Des personnes d’âges différents, évoluant dans des environnements différents, avec des niveaux de responsabilité très variés se retrouvent face à ce dilemme : s’accepter et s’aimer tels qu’elles sont ou se blâmer de ne pas être comme elles pensent qu’elles devraient être.

Il y a certainement des nombreuses raisons derrière ce dilemme, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse ici. Et ce n’est pas en menant une enquête de police qui nous permettrait d’identifier un coupable que ce phénomène va disparaître.

Je suis plutôt de l’avis que, peu importe la cause, ce qui est à comprendre c’est la récurrence : le plus souvent, nous ne sommes pas disposés à nous pardonner nos vulnérabilités, nos faiblesses, nos erreurs.

Le pardon est un concept universel, présent dans toutes les cultures et religions du monde. Il s’agit d’un acte de compassion et de compréhension envers soi-même ou envers les autres, qui permet de libérer les rancœurs et les ressentiments négatifs qui nous entravent.

Lorsque j’observe mes clients, le plus souvent, ils se sentent coupables, honteux, ou incapables de se libérer du poids du passé. Et ce, même s’ils ne sont pas du tout responsables de la situation qui a provoqué la blessure. Il arrive souvent que la personne se soit retrouvée dans une situation profondément abusive et qu’elle se sente coupable et se juge sévèrement même si elle n’a rien fait pour provoquer la situation, et qu’elle n’aurait rien pu faire pour la changer.

Il me semble important donc de commencer cette réflexion sur le pardon en mettant l’accent sur le pardon de soi-même, souvent négligé au profit du pardon des autres.

Comprendre le pardon : « Pardonner, n’est pas oublier. » (Jean Monbourquette)

Le pardon n’est pas synonyme d’oubli ou d’approbation des actes qui nous ont blessés. Il s’agit plutôt d’une décision consciente de ne plus laisser ces actes définir notre présent et notre avenir. C’est choisir de nous libérer de la souffrance et de la colère qui nous rongent, afin de nous ouvrir à de nouvelles possibilités. Et très souvent, la colère n’est pas tournée vers les autres, mais vers soi-même sous la forme de la culpabilité.

C’est l’orgueil qui nous pousse à être plus sévères envers nous-mêmes qu’envers nos persécuteurs. Car il est difficile de se pardonner de ne pas être parfait, d’être vulnérable, d’avoir une blessure.

Certains impératifs sociaux (faux idéal de succès, invulnérabilité, puissance et contrôle sur soi et les autres…) nous poussent à préférer la culpabilité à la colère envers le persécuteur. Il est socialement mieux accepté de s’en vouloir que d’exprimer sa colère, émotion socialement très inconfortable tant pour les femmes (« C’est une hystérique… »), que pour les hommes (« C’est un violent… »).

Pourtant la colère, une fois canalisée dans des comportements pertinents, peut faciliter le processus du pardon.

Les bienfaits du pardon

Pardonner permet de :

Réduire le stress, l’anxiété et la dépression
Améliorer la santé physique et mentale
Renforcer les relations interpersonnelles
Augmenter l’estime de soi
Accéder à un sentiment de paix et de bien-être intérieur
Nous avons donc tout intérêt à parcourir le cheminement du pardon.

Me pardonner : Un chemin vers la libération intérieure

Le pardon de soi-même est souvent la première étape vers le pardon des autres. En effet, il est difficile de pardonner les autres si nous ne sommes pas capables de nous pardonner à nous-mêmes.

Le pardon est un acte profond qui transcende les limites de l’ego et ouvre la voie à la guérison. Il ne s’agit pas seulement d’absoudre le bourreau, mais aussi de se réconcilier avec soi-même, avec les autres et avec l’univers. Voici les étapes essentielles pour parvenir à ce précieux état de paix intérieure :

Arrêter la souffrance : avant d’entamer le processus de pardon, il est crucial que la douleur causée par l’offense cesse. La victime doit sortir de la violence, se mettre en sécurité et permettre à sa réflexion de reprendre le dessus. Lorsque cela est nécessaire, le dépôt de plainte n’empêche pas le pardon, mais il est essentiel que la souffrance ne paralyse plus.

Accepter l’événement traumatique : le pardon ne saurait effacer le passé, mais il permet de mettre des mots sur la souffrance. Accepter ce qui s’est passé est une nouvelle élaboration qui répare et libère. C’est prendre le pouvoir sur les spéculations et les regrets.

Se libérer de la haine : La rancœur nous rend malades mentalement et physiquement. Le pardon est un acte courageux qui nous permet de sortir du désespoir et de faire le deuil de l’image que nous avions de nous-mêmes et des autres. Il ne s’agit pas de justification, mais de libération.

Le pardon est un voyage vers la libération intérieure. C’est un cheminement personnel qui demande du courage et de la persévérance, mais qui en vaut la peine. En pardonnant, nous nous libérons des chaînes du passé et nous ouvrons la porte à un avenir plus lumineux et plus paisible.

Et c’est ce cheminement qui nous permet de parvenir à l’amour de nous-mêmes, de notre imperfection, de nos blessures.

C’est une étape fondamentale dans la réalisation de soi.

Marina Tsvetaéva, la grande poétesse russe du début du XXème siècle écrivait dans son journal intime : « Aimer, c’est voir l’autre tel que Dieu l’a fait et non pas tel que ses parents l’ont réalisé. »

Je nous souhaite donc de nous voir tels que Dieu nous a faits et non pas tels que nos parents, l’école, les différents contextes sociaux, ou nos expériences douloureuses nous ont réalisés.

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